« La police mutile, la police assassine » crie la Place de Grève

Paris, le 30 mai 2018

Le 22 mai dernier à Notre-Dame-des-Landes, Maxime Peugeot, étudiant de 21 ans, a eu la main arrachée par une grenade de désencerclement. Ce soir, environ 200 personnes se sont rassemblés devant l’Hotel de Ville à Paris, réclamant la suppression de l’utilisation des grenades par les forces de l’ordre. On a pris quelques photos et capté quelques interventions.  

« L’Etat est totalement hypocrite. Ils changent les armes, passent des grenades offensives aux grenades défensives, utilisent des flashballs… Mais pendant ce temps là, la militarisation des forces de l’ordre continue ! »

« Ils essayent de nous faire croire qu’ils développent des armes qui ne sont pas dangereuses. Mais de base, une arme, c’est fait pour ça : blesser et tuer ! »

« Les forces de l’ordre tuent ! On se souvient de Rémi Fraisse, on se souvient de Vital Michalon ! Les forces de l’ordre mutilent. Combien d’yeux, de mains, de pieds, d’orteils arrachés par des grenades ou des flashballs ?! On ne les compte même plus ! »

« C’est toujours les personnes des quartiers populaires qui s’en prennent le plus, qui subissent le plus ces violences! C’est dur d’entrer en contact avec eux, de porter leur voix, parce qu’ils n’ont pas forcément confiance en nous, en nos organisations. Et c’est normal, parce qu’on n’a pas toujours été là pour eux. Mais on ne les oublie pas ! »

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