Papotages de manif’ avec la présidente de Stop Précarité

Paris, le 11 mai 2018

Pendant la manifestation des salariés de Mac Donald’s, sa manière d’alpaguer les passants en leur disant « on va envoyer Macron travailler chez McDo, il verra ce que c’est ! » m’avait amusé ! Je suis donc allé discuter avec cette dame : Je suis tombé sur la présidente du réseau Stop Précarité. On en a profité pour papoter. 

« Tu peux nous expliquer un peu de quoi il s’agit ?

– Stop Précarité, c’est un réseau qui a été créé en 2001 par des syndicalistes, ou plutôt des grévistes, des jeunes précaires, de chez McDo de Pizza-Hut et autre. On s’est tous soutenus, organisés, et c’est comme ça que le réseau est né.

Le but, c’est de faire connaître les luttes, surtout celles des précaires. De dénoncer la précarité et la combattre. Donc on essaye d’être le plus présent possible. On sort un bulletin tous les mois, ou tous les quinze jours, pour faire le point sur les luttes, et valoriser celles qui ont réussi. On a soutenu des luttes victorieuses, comme HollidayIn, ou des luttes de postiers précaires. C’est très important d’en parler, parce qu’on a un mal de chien, et il faut montrer que c’est possible de gagner !

– J’ai vu sur démosphère que vous proposiez des cours…

– Oui ! En 2004, des syndicalistes Sud, CGT, CNT et quelques juristes bénévoles nous ont proposé de mettre en place des cours mensuels gratuits de droit du travail. Enfin, sur ce qu’il en reste, plutôt, vu qu’il en reste de moins en moins… Ces cours sont ouverts à tous, c’est tous les premiers lundis du mois. On est un petit réseau, mais on fait ce qu’on peut avec nos petits moyens. On vient d’ouvrir un nouveau cours en droits du travail avec l’union locale d’Aubervilliers, tous les 3e samedis du mois de 10h à 12h.

Les cours marchent bien. On apprend aux jeunes ce qu’il reste de leurs droits, et comment se battre pour les conquérir.

– Il y a que des jeunes à vos cours ?

– On a un peu de tout, mais beaucoup de jeunes. Beaucoup de jeunes, qui ont souvent de la méfiance vis-à-vis des syndicats, et qui viennent grâce aux réseaux sociaux. Par exemple, on met les cours sur OVS (On va sortir, site de sorties entre amis). Plein de jeunes qui ont des préjugés sur les syndicats quand ils arrivent, et la plupart ressortent ravis.

– J’imagine que comme la plupart des jeunes de ma génération, ils ont peur d’être encartés…

– Oui c’est vrai ! Et c’est pour ça, nous, notre message, c’est qu’il faut travailler avec tous les gens qui luttent, créer des chaines de solidarité. On s’en fout des étiquettes. Ce qui compte c’est qu’on se batte pour nos droits ! Et je leur dis aussi : Le syndicalisme, c’est aussi ce que vous en faites !

De toute façon on lâche rien ! Moi aussi, je me fais beaucoup de soucis, mais c’est le moment ou jamais. Parce qu’on peut pas accepter ce qu’on prend dans la gueule sans rien faire. »

Pour les infos sur Stop Précarité, c’est par ici !

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