Des armes et des murs plutôt que des arbres, l’écologie sauce Pécresse

Romainville, le 27 novembre 2018

A la forêt de la Corniche des Forts, on se dirige tout droit vers un scénario à la Marseillaise. Toujours hermétique à l’opposition à son projet de base de loisirs (très peu) écologique, Valérie Pécresse a décidé d’emmurer le site, afin de pouvoir continuer ses exactions contre la Nature à l’abris des regards. Mais les militants ne comptent pas la laisser faire.

Sept heures du matin, les militants sont déjà sur place. Ils avaient réussi hier à bloquer les travaux de construction de la palissade. Mais aujourd’hui, un comité d’accueil est là pour les recevoir. Après quelques contestations et bousculades, les militants doivent s’avouer vaincus.
Aujourd’hui, ils devront regarder, impuissants, la mise en place d’une barrière de bois et de métal autour de la forêt. IMG-2647

Près de 70 policiers sont là pour protéger le chantier. Un chiffre qui parait totalement démesuré, face à un mouvement non-violent. « On a l’impression d’être traités comme des terroristes », s’énerve un militant.

Mais les promoteurs du projet n’hésitent pas, depuis plusieurs semaines, à tenter de discréditer le mouvement, en faisant part de la peur des ouvriers du chantier, face à une foule prête à en découdre. Or, bien que les militants admettent que le ton soit parfois monté, aucun acte de violence envers les travailleurs n’a jamais été constaté.

Rien qui semble indiquer la nécessaire présence de plusieurs membres de la GSO, corps de police spécialiste de la violence urbaine ! IMG-2641

A midi, une trentaine de militants sont toujours sur place, toujours accompagné d’une soixantaine de policiers… Deux policiers par personne. Un ratio qui aurait de quoi faire trembler le grand banditisme.

Valérie Pécresse et la Région continuent donc leur dégringolade dans l’absurde, en refusant toujours de suspendre les travaux, le temps d’un moratoire, demandé par 40 élus et plus de 25 000 signataires de la pétition.

Un passage en force, au mépris de la démocratie, et en préférant cacher ses actions derrière un mur de fer et de matraques plutôt que de rencontrer les citoyens. 

La preuve était déjà faite que Valérie Pécresse n’avait pas une grande considération pour l’argent du contribuable, préférant dépenser la modique somme de 100 000 € pour une palissade plutôt que de consulter le peuple (rappelons nous que ce projet inutile coûte déjà à lui tout seul 31 millions d’euros…). IMG-2637
Elle nous aura montré ce matin qu’elle n’est pas concernée tant que ça non plus par la sécurité de ses concitoyens, puisqu’elle trouve logique de mobiliser 70 policiers contre 30 pacifistes, dans l’un des départements où l’on enregistre le plus grand nombre de délits chaque année. Mais il faut ce qu’il faut, pour protéger la spéculation immobilière et le green-washing…

Pour rappel, le projet écologique de base de loisir de la Corniche des Forts, ce sont :
 – Près de 3 000 arbres abattus 
– L’artificialisation de 8 hectares de sols par injection de béton
– Une dérogation pour la destruction de 29 espèces protégées et de leur habitat
– 31 millions € d’investissement
– Un mur de protection à 100 000 € 
– Un parc immobilier gentrifié en construction autour, promettant une magnifique vu sur parc. 

2 commentaires sur “Des armes et des murs plutôt que des arbres, l’écologie sauce Pécresse

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